Construite comme une voûte,
pour l'art qui ne peut pas être remplacé.
Un Monet qui traverse un continent. Un Rothko d'un collectionneur privé prêté à un musée. L'inventaire d'une galerie en transit à climat contrôlé. L'art fin a deux ennemis, et les deux sont physiques : l'humidité — qui suinte du sol, se condense sur les parois froides et s'infiltre dans des planches jamais soulevées du sol — et la force — le choc latéral d'un camion, d'un navire, d'un chariot élévateur négligent qui gauchit une boîte fragile en parallélogramme.
Cette caisse répond au premier avec150 mm de dégagement pour chariot élévateur: l'ensemble flotte au-dessus de l'eau accumulée, de l'humidité d'entrepôt et de la condensation, avec de l'air circulant librement dessous, si bien que l'humidité ne peut jamais grimper jusqu'à la toile. Il répond au second avec uncadre divisé en baies (3 × 2 baies) et une grille de croix en X de treillis de contreventements en X Grille de croix en X, 16 croisements — planches encochées et assemblées de sorte que chaque baie devient un diaphragme rigide qui ne peut pas gauchir, ne peut pas vriller, et porte la force latérale comme une pure tension diagonale. C'est la norme que l'art exige, calculée paramétriquement en minutes — pas devinée à l'aveugle.















